L'antenne de Blaye recueille les témoignages des derniers pêcheurs d'esturgeon et restaure les embarcations traditionnelles de la Gironde, pour transmettre aux générations futures l'âme d'un fleuve et d'un métier disparu.
Nous contacterAu pied de la citadelle Vauban, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, coule un estuaire qui fut pendant des siècles l'un des plus riches de France. Les pêcheurs blayais connaissaient ses courants par cœur, guidaient leurs filadières à travers les bancs de sable mouvants et remontaient leurs filets chargés d'esturgeons — un poisson royal dont le caviar faisait la fierté de la Gironde.
Cette époque est révolue, mais sa mémoire, elle, n'est pas perdue. Depuis plus de vingt ans, l'antenne de Blaye de la Sauvegarde du Patrimoine Maritime Girondin œuvre chaque jour à la collecter, à la préserver et à la faire vivre : par des heures d'enregistrement aux côtés des marins retraités, par la restauration patiente d'embarcations qui ont sillonné l'estuaire, et par des rencontres qui permettent à des collégiens blayais de serrer la main à ceux qui ont connu le fleuve d'avant.
Nous enregistrons et transcrivons les témoignages des pêcheurs et marins retraités de l'estuaire. Plus de 340 heures d'entretiens sont aujourd'hui accessibles au public et aux chercheurs.
Notre atelier bénévole redonne vie aux filadières, toues et gabarres traditionnelles de la Gironde. Chaque bateau restauré devient un support pédagogique et un objet de mémoire vivante.
Nous organisons des séances où des élèves de l'agglomération de Blaye rencontrent des anciens du fleuve pour échanger, questionner et transmettre. Ce dialogue est le cœur de notre projet.
Nos bénévoles passent leurs samedis à calfater des coques et leurs soirs à transcrire des témoignages. Ce travail patient, souvent invisible, est le fondement de tout ce que nous faisons. Chaque entretien enregistré est une pièce ajoutée à un puzzle que nous refusons de laisser se disperser.
Rejoindre l'antenne de Blaye, c'est choisir de faire quelque chose de concret pour que le fleuve ne perde pas sa mémoire.
Découvrir nos actionsLa mémoire maritime n'est pas un objet de musée : c'est une conversation vivante, qui demande à être entretenue, partagée et parfois disputée pour rester vraie.
— Mission de l'Antenne de Blaye